Cabaret "Prévert et ses amis..."


Vendredi 24 Juin au Château Grand Moulin de Lézignan - 21h
Samedi 9 Juillet au Château de Luc Sur Orbieu - 21h



 Cabaret "Prévert et ses amis..."
"Prévert et ses amis, je voudrais tant que tu te souviennes"
Créé par Roger FABRY et interprété par la Compagnie du Tilleul, troupe de théâtre de la MJC, avec la participation des ateliers piano, multimédia, chant et arts plastiques de la MJC.

Pourquoi ce spectacle? Pour dire Prévert, pour chanter Prévert, pour vivre Prévert, pour partager Prévert.
Et puis...à l'automne de sa vie n'éprouve-t-on pas le besoin de regarder en arrière et de partir à la recherche du temps passé?

J’ai voulu faire ce voyage dans l’écriture de Prévert.
Dans toute création, n’y a-t-il pas une part de nous-mêmes, une parcelle de notre expérience, de
notre vécu… une incursion dans notre jardin secret ?
 
Aussi, devant l’immensité de l’œuvre de Jacques Prévert, dans laquelle il n’était pas aisé de faire
un choix pour créer un spectacle d’une durée, dirais-je, « raisonnable », je me suis limité aux
poèmes d’amour : « L’amour qui va rompre la monotonie des jours, combler l’attente et qui sera le
point fixe mais toujours renouvelé dans le mouvement ininterrompu de l’existence »,
« Nous pouvons tous les deux
Aller et revenir
Nous pouvons oublier
Et puis nous rendormir
Nous réveiller souffrir vieillir
Nous endormir encore
Rêver à la mort
Nous éveiller sourire et rire
Et rajeunir
Notre amour reste là »
Et pour ce faire, parcourir l’existence de l’amour, des « enfants qui s’aiment »… aux « feuilles
mortes »… des premières amours, pures et insouciantes, à la séparation inexorable des amants, en
passant par la passion, les souvenirs, les regrets, le chagrin, le désespoir, mais aussi l’indifférence
ou pire encore, le mépris. En un mot la vie amoureuse - heureuse, passionnée, quelquefois
malheureuse, décevante même - de la plupart des êtres humains, de la plupart d’entre nous.
Me viennent à l’esprit ces quelques mots d’une pièce de Musset (largement extraits d’une lettre de
George Sand) : « On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux, mais
on aime, et quand on est au bord de sa tombe on se retourne pour regarder en arrière, et on se
dit : j’ai souffert, souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j’ai aimé. C’est moi qui est vécu,
et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui ».
Qui d’entre vous, d’entre nous, ne se reconnaîtra pas dans tel ou tel poème, dans tel ou tel vers,

dans tel ou tel mot. Qui d’entre vous, d’entre nous, ne voyagera pas, ne serais-ce qu’un instant,
quelques secondes peut-être, dans son passé proche ou lointain.

Pour étoffer cette poésie que choisir de mieux que la musique de Joseph Kosma, composée à la
demande de Prévert, pour lui et pour ses poèmes merveilleusement mis en valeur. Là encore, n’y-
a-t-il pas un air, une musique, quelques notes de l’œuvre de Kosma, qui ne nous transporte au
tréfonds de notre être, pour nous rappeler une idylle, une aventure, un moment de bonheur… ou
une déception peut-être ?

Enfin, qui mieux que Robert Doisneau, un photographe de leur temps, de notre temps pour
certains d’entre nous - ce « passant patient » qui guettait l’anecdote - pour illustrer cette soirée de
quelques photos et créer l’atmosphère, rappeler un lieu, un état d’esprit, une génération d’artistes,
une époque… une époque qui sentait bon la Seine, l’amour, la gaité, le bonheur, les caves de
Saint-Germain des Prés et le métro parisien.

Je vous invite donc à faire ce voyage de l’amour avec moi, avec nous… avec Prévert, Kosma, Doisneau.

Rédigé le Jeudi 19 Mai 2011 à 17:53 | Lu 596 fois |