Historique de la MJC de Lézignan-Corbières

Bienvenue à la Maison des Jeunes et de la Culture de Lézignan-Corbières, association phare de la Ville, des Corbières et du Minervois. Avec plus de 2000 adhérents en moyenne chaque année, notre Maison des Jeunes et de la Culture, l'une des plus anciennes de France, a toujours été fidèle à ses valeurs fondatrices: démocratie, laïcité, citoyenneté et humanisme.


De gauche à droite : Mr SANS Robert - Mr SALETTE Jean-Pierre - Mme GÉA Dominique - Mr YCHÉ Jean - Mme VALETTE Claire - Mr BRIOLE Eric
Lézignan, la Maison des Jeunes, un moteur incontournable de l'action pour les Jeunes et la Culture, depuis 1946
Un passé riche de valeurs et de principes humanistes.
A la fin de la seconde guerre mondiale, à Lézignan-Corbières, Joseph TEULON, employé de banque, et une poignée d'hommes se mobilisent pour créer une association d'éducation populaire à but non-lucratif, régie par la loi 1901. L'après-guerre est favorable à la vie communautaire. Automobile, télévision, société de consommation n'ont pas pris la place qu'elles ont aujourd'hui.

Forte de nombreuses associations éparpillées dans la Ville, la Maison des Jeunes devient un lieu fédérateur d'activités et de projets. Sur proposition des fondateurs, la municipalité de Lézignan-Corbières et le Commissariat à la Jeunesse décident de créer une "Maison des Jeunes". Le 6 août 1946, ce projet voit le jour avec la rédaction des statuts, l'organisation de la première Assemblée Générale constitutive et la déclaration à la sous-préfecture.

La création de la "Maison des Jeunes de Lézignan-Corbières" est promulguée au Journal Officiel du 28 septembre 1946. La deuxième "Maison des Jeunes" de France, la première du grand Sud est née.

Durant sa première année de fonctionnement, les activités sont limitées : solfège, bibliothèque, exposition de peinture, conférences, ping-pong, ski, rugby et basket. Joseph TEULON abandonne son activité professionnelle pour devenir directeur de la structure. Il le restera jusqu'en 1984.

Depuis sa naissance, en 1946, la "Maison des Jeunes", comme la plupart des MJ de France, est une association subventionnée. Ses locaux sont mis à disposition par la Ville pour un loyer symbolique. La collectivité locale assure également le paiement de l'électricité, de l'eau, du chauffage, de même que l'entretien des locaux, pour le gros oeuvre. Le poste de directeur était alors pris en charge par l'Etat. Une subvention annuelle publique était accordée afin d'assurer le fonctionnement et de contribuer à l'équilibre financier des activités sportives et culturelles de l'association.

En 1968, vu le succès de fréquentation de l'association, les administrateurs de la MJ décident de créer un deuxième poste de directeur, s'engageant à participer à 50 % du financement des deux postes. La municipalité ayant refusé son concours financier, à partir de ce moment les difficultés financières de la MJ ne cessent de se multiplier, malgré un accroissement de l'aide de la Ville, qui passe de 2.500 Francs en 1961 à 12.550 Francs par an, en 1975.

Les animateurs, les bénévoles et les permanents ne cessent de rechercher ensemble, depuis lors, de nouvelles sources de financement afin de maintenir la qualité et la diversité des activités. A cette époque, ce marasme financier a des conséquences sur le fonctionnement quotidien :
- les activités doivent s'autofinancer ;
- la partie du budget consacrée à l'animation récréative ou culturelle, à l'action à destination des jeunes est réduite de façon conséquente, parfois supprimée ;
- des activités dites " rentables " sont créées par nécessité (location de matériel, séjours et voyages, camps de vendanges …).

Consacrant trop de temps à cet aspect purement matériel, les animateurs ne remplissent plus aussi correctement qu'ils le souhaitent leur mission globale d'animation.
En 1970, après une Assemblée Générale Extraordinaire, de nouveaux statuts sont adoptés. La "Maison des Jeunes" s'appellera désormais "Maison des Jeunes et de la Culture" (MJC).

L'agrandissement des locaux et la naissance du Centre International de Séjour, une nouvelle dynamique
1974 est une année charnière. Cette année voit l'agrandissement de la structure. Un nouveau bâtiment fonctionnel est livré, doté d'une cuisine centrale, de nouvelles chambres, de salles de réunion et de bureaux. Cet outil de travail va permettre de développer l'activité du Centre International de Séjour, avec en plus la confection de repas sociaux pour l'extérieur et pour l'hébergement. Ce nouveau bâtiment concrétise la reconnaissance de l'importance et la valeur de l'action menée par la MJC. Soucieux de leur indépendance respective, Mairie et MJC décident d'élaborer une convention de gestion. La Mairie conserve la charge des travaux qui incombent à tout propriétaire. La MJC prend à sa charge tous les frais de fonctionnement (loyer, chauffage, éclairage, personnel, F.O.N.J.E.P., fonctionnement des services et activités). Un comité de gestion bipartite Mairie/MJC est mis en place. En contrepartie, la Ville vote une subvention annuelle de fonctionnement bien plus conséquente qui permet de boucler le budget. Cette convention remplit pleinement ses objectifs jusqu'au milieu des années 80.
En effet, les charges étant de plus en plus importantes - le loyer a doublé entre 1974 et 1989, alors que la subvention municipale a chuté de 350.000 Francs à 200.000 Francs -, de nouvelles difficultés financières voient le jour. Par manque de moyens financiers, le poste d'animateur - seul relais entre la MJC et le public jeune - a été supprimé. Les locaux souffrent considérablement de ce manque de moyens. Désormais obsolète, le matériel ne peut être renouvelé.

En 1984, Monique MARCELLIN, directrice-adjointe depuis 1972, succède à Joseph TEULON au poste de directeur. Une ère nouvelle débute.

Entre doute et espoirs: un cinquantième anniversaire unique en France !

En 1996, en dépit de toutes ces difficultés, la Maison des Jeunes et de la Culture est la première Maison des Jeunes et de la Culture de France à fêter son cinquantenaire en présence de représentants nationaux, de tous les anciens administrateurs et de ses adhérents.
En 1997, face à l'aggravation de la situation financière, le Conseil d'Administration décide d'entreprendre une restructuration du personnel. Pour la première fois de son histoire, l'association est contrainte de procéder à des licenciements. La dette que la MJC a contracté auprès de la Ville (essentiellement constituée par le loyer, l'électricité et le gaz) dépasse désormais les 400.000 Francs. En septembre 1998, l'administration fiscale impose à la MJC un échéancier de remboursement. La restructuration de 1997 permet à l'association de sortir d'une situation extrêmement difficile, mettant en péril la pérennité de l'association. En 1999, les finances redeviennent excédentaires grâce à une gestion rigoureuse des dépenses. Le dispositif " Nouveaux Emplois ", mis en place par l'Etat, permet à l'association de créer le poste d'animateur tant désiré. Il a notamment en charge la coordination de l'activité des sections culturelles, ludiques, sportives et de loisirs, ainsi que la gestion du fichier des adhérents.

En 1998, la MJC compte 1000 adhérents, contre à peine 800, l'année précédente.
En octobre 1999, durant les terribles inondations qui frappent l'Est audois, la Maison des Jeunes et de la Culture de Lézignan joue un rôle vital, en particulier à travers le Centre International de Séjour.
L'année suivante, Pierre Tournier, Maire de la Ville, décide d'apurer la dette de la MJC qui s'élève désormais à plus de 300.000 Francs.
En 2001, une nouvelle convention avec la Mairie est instaurée. Le loyer dû à la Municipalité - particularisme local - est supprimé. En avril, la MJC révise ses statuts pour la deuxième fois depuis 1946. L'association fête ses cinquante-cinq printemps.
En juin 2000, la Ville décide de retirer le marché des repas sociaux (cantine scolaire et centre de loisirs) au centre de restauration du CIS de la MJC.


Nouvelles technologies, culture et jeunesse : un projet associatif pour l'avenir

Cette même année, un Espace Multimédia voit le jour, avec la création d'un poste permanent d'animateur.
Juin 2002, autre tournant dans l'Histoire de l'association: Monique MARCELLIN, directrice depuis vingt ans, fait valoir ses droits à la retraite. Julien SANS, animateur puis directeur-adjoint depuis 1998 devient le nouveau directeur de la MJC de Lézignan-Corbières.
Résolu et enthousiaste, secondé par une équipe de permanents renouvelée, il fixe de nouveaux objectifs de développement, autour des nouvelles technologies. Il décide la réfection du bar et des salles d'activités. A terme, il entend faire renaître le foyer jeune, en recentrant l'action de la MJC autour de ses deux missions originelles : la Culture et la Jeunesse. La tâche est ardue, mais elle n'en est que plus passionnante. La jeunesse, celle de la Ville mais aussi des Corbières et du Minervois, est depuis toujours garante de l'avenir de l'association.

Les nouveaux dispositifs de l'Etat, mis en place à Lézignan-Corbières, en matière d'action sociale en faveur de la jeunesse (le Contrat Educatif Local, fin 2001, puis le Contrat Temps Libre Ville/CAF, fin 2002) permettent d'abonder dans le sens du nouveau projet associatif de la MJC.
En 2003, la MJC parfait sa réforme statutaire en se dotant d'un nouveau règlement intérieur.

2004, l'année de tous les défis

A ce jour, la Maison des Jeunes et de la Culture de Lézignan-Corbières compte 1200 adhérents répartis dans près de 45 sections ou associations artistiques, ludiques, sportives et de loisirs. Cette diversité d'enseignements est complétée par une programmation culturelle et événementielle à forte portée sociale : Téléthon, Marché de Noël, festivités diverses (Vin primeur, fête de l'Internet, semaine de la BD, expos et conférences, mois culturel, ...).

Avec l'arrêt définitif de la restauration sociale, 2004 marque un tournant essentiel. La réfection du Centre International de Séjour de la MJC va permettre un nouveau départ, l'émergence d'un projet associatif plus que jamais marqué - comme le veut la tradition de l'association - vers les échanges internationaux, la solidarité et la Culture.
S'inspirant de l'exemple des aînés, des valeurs humanistes et de démocratie qui sont le socle glorieux de l'association, la MJC de Lézignan-Corbières compte, plus que jamais, sur les jeunes, le dialogue intergénérationnel pour imaginer la vie associative de demain et construire la MJC du XXI° siècle!